Cindy (par jciancio4)
TRAMUNTANA
Spring 2013: NEO MODERN
Kenzo ‘Electric Jungle’
Silvana Mangano & Clint Eastwood-Les sorcières (par tarlait)
Liliana Cavani-Il Portiere di notte (1974).wmv (par circeo59)
RAF SIMONS SS 13
Le mall naquit avec le consumérisme de masse et l’apogée de l’ère automobile.
Il occupe une surface telle que son implantation, indissociable de l’urban sprawl nécessite d’immenses espaces pouvants accueillir tous ses fidèles disciples et leurs permettant de parquer leurs voitures, remplies de denrées indispensables.
Une architecture fonctionnelle, un intérieur qui reprend les éléments de la vie citadine. Places centrales, fontaines, galeries, porches, espaces verts (où on peut enterrer son pote qu’on a flingué après qu’il soit devenu un zombie), et clochers artificiels reproduisent le fantasme d’une déambulation à l’européenne, dans un centre ville historique, pittoresque et chaleureux…
Mais dans cet espace désincarné, il s’agit de créer de la vie, alors on allume les fontaines comme à Versailles, les automates se confondent avec les pantins du capitalisme avancé, le bal commence… Avec votre plus joli survêtement molletonné, si il vous plait.
Pour attirer nos amis dans cet hyper-fake-ville, on balance une bonne dose de loisirs
bien gras. Et surtout, on innonde les rayonnages de tout ce qu’on peut vendre, si bien qu’une fois dedans, plus besoin de sortir, plus besoin de se confronter aux dangers inhérents dès lors que le paradigme WASP s’éloigne.
Plus besoin de sortir, mais si on s’y enfermait, barricadait, quel pied…
Abondance de steaks, de manteaux de fourrure acrylique, de Jack Daniel’s, personne pour venir nous emmerder, un terrain de jeux pour adulte… Une autarcie bien heureuse dans un bunker lourdement brandé. On comprend alors que même les marginaux, les hippies et les religieux se laissent tenter par ce diable de Capitalisme. L’enfer, c’est les autres…
Romero traduit aussi le climat de tension de l’après Guerre Froide, le besoin matérielle dans une enceinte surprotégée.
C’est aussi pour ça que cette armée de zombies investit ce mall, qui lui a apporté tant de bien être et de réconfort dans une vie antérieure et qui «reviennent sur Terre parce qu’en Enfer, il n’y a plus assez de place».
Et alors, insidieusement, le vice nous pénètre bien profond, alors qu’on écoute de la bonne dance, et tout ce joyeux monde, pour faible et vénal qu’il soit, devient zombie à son tour. L’aliénation du mercantilisme opère bien vite chez ses victimes consentantes.
Alors Faust, Nosferatu, Edward Cullen, tout ça c’est des histoires. Les zombies en revanches sont bien réels, et surtout bien heureux, le regard vitreux devant l’iPad mini red annoncé par la Keynote de septembre.
Le Marxisme vu par Romero, à la sauce spaghetti western, incarne la «nouvelle» lutte des classes, ou les anarchistes motorisé, s’opposent violemment aux zombies mainstream, s’opposant mollement aux lucides, eux même ségrégués entre les faibles vainqueurs et les héros perdants, prompte tentation.
Alors c’est vrai que tout ça en 2012, c’est moins caustique qu’en 1978, mais Ace of Base réussit le pari risqué de remettre cette vision datée à la page.
Louis Rambert - Décembre 2012
C’est féérique.
Louis Rambert - December2012

Pier Paolo Pasolini - Ennio Morricone - Teorema (par Luis Vilca Gálvez)
L’imperialisme.
This is a short video I made for school, some kind of ironical point of view about Godard, the Third World, Future and consumer society…
Louis Rambert - November 2012
